Le boucher chevalin exerce une activité artisanale et commerciale, relevant des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
Son choix fiscal dépend du chiffre d'affaires, de la taille de la boutique, et des charges liées aux locaux, matériel et approvisionnement.
1.
Le régime micro-entreprise
Plafond : chiffre d'affaires ? 188 700 EUR pour la vente de marchandises (2025).
Fiscalité : abattement forfaitaire de 71 % sur le chiffre d'affaires, imposition sur le revenu (IR).
Cotisations sociales : environ 12,3 % du chiffre d'affaires.
Avantages : simplicité administrative, idéal pour tester l'activité.
Limites : pas de déduction des charges réelles (achat de viande, matériel, électricité, loyers), ce qui peut pénaliser la rentabilité.
2.
L'entreprise individuelle (EI)
Fiscalité : imposition au réel BIC, possibilité d'option pour l'impôt sur les sociétés (IS) avec le nouveau statut d'entrepreneur individuel.
Avantages : déduction réelle des charges (viande, matériel, loyers, salaires), amortissement des équipements.
Limites : imposition personnelle lourde si bénéfices élevés.
3.
L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
Fiscalité : IR par défaut, option pour IS possible.
Gérant majoritaire : cotisations sociales réduites par rapport à un salarié.
Avantages : protection du patrimoine, possibilité d'optimiser la rémunération entre salaire et dividendes.
Limites : formalités plus lourdes que l'EI.
4.
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)
Fiscalité : IS par défaut, option IR limitée à 5 ans.
Président assimilé salarié : meilleure protection sociale mais cotisations plus élevées.
Avantages : idéale pour expansion, embauche de personnel et développement multi-boutiques.
Limites : coûts sociaux et administratifs plus importants.
5.
TVA
La boucherie chevaline est soumise à la TVA 5,5 % sur les produits alimentaires à emporter, 10 % si consommation immédiate sur place.
La TVA sur les achats (viande, matériel, emballages) est récupérable.
Régime réel simplifié recommandé sauf pour très gros chiffre d'affaires.
6.
Optimisations fiscales possibles
Opter pour l'IS si bénéfices élevés.
Combiner salaire et dividendes en société.
Déduire toutes les charges professionnelles et amortir le matériel.
Profiter des crédits d'impôt pour la formation ou l'investissement dans du matériel professionnel.